Grands hommes de Bourgogne


« L'amour de la patrie, vertu dominante des grandes âmes, me saisit toujours à l'aspect d'une bouteille de vin de Bourgogne » écrivait Charles de Brosses (Dijon 1709 - Paris 1777) dans une lettre adressée à messieurs de Tournay et de Neuilly. Cet écrivain, linguiste et ethnologue était égalemen Magistrat, président au parlement de Dijon, esthète et épicurien.

Sébastien Le Prestre dit Seigneur de Vauban (Saint-Léger-de-Foucheret 1633 - Paris 1707). Le roi Louis XIV chargea cet ingénieur de génie de fortifier nos principales places de guerre ; la ceinture qui défend la France est son oeuvre : Dunkerque, Lille, Metz, Strasbourg, Phalsbourg, Besançon et plus de trois cents autres.
En 2007, la poste a émis un timbre pour le 300ème anniversaire de sa mort, en photo.

Buffon, Georges Louis Leclerc, comte de Buffon Montbard (1707 - 1788). Ce grand naturaliste a écrit, avec l'aide de Daubenton un autre bourguignon, son grand ouvrage sur l'Histoire de la nature, travail de 36 volumes.

Gaspard Monge, comte de Péluse (Beaune 1741 - Paris 1818). En 1792, il fut chargé d'organiser la défense de la patrie : il visitait les fonderies à canons, apprenait aux ouvriers à bien afiner l'acier. Il était aidé par un autre bourguignon illustre, Carnot. Puis Monge redevint professeur de géométrie : il crée l'Ecole Polytechnique où se forment encore aujourd'hui nos meilleurs ingénieurs et officiers.

Nicéphore Niépce (Chalon-sur-Saône 1765 - Saint-Loup-de-Varennes 1833) - photo de son timbre. Avec l'aide de Daguerre, il est à l'origine de l'une des plus grandes révolutions du monde moderne, celle de l'image avec la chambre obscure.

Alphonse de Prât de Lamartine (Mâcon 1790 - Paris 1869). Poète et homme d'Etat. Il décrit les paysages mâconnais dans Milly ou la Terre natale et dans La vigne et la maison. Un musée lui est consacré dans l'hôtel Sénecé de Mâcon.

François Rude (Dijon 1784 - Paris 1855). Il a sculpté en 1836 le haut-relief en pierre du Départ des volontaires de 1792, appelé La Marseillaise sur l'Arc de triomphe de l'Etoile à Paris - photo de droite.

Pierre Larousse (Toucy 1817 - Paris 1875). Il a réalisé le Grand Dictionnaire universel, monumental ouvrage encyclopédique paru de 1863 à 1876. Les actuelles éditions Larousse ont su garder une réputation mondiale.

Félix Kir (Alise-Sainte-Reine 1876 - Dijon 1968) Le chanoine Kir offrait un blanc-cassis comme apéritif aux visiteurs lorsqu'il était maire de Dijon. Son kir traditionnel est composé d'1/3 de crème de cassis de Dijon et de 2/3 de vin blanc aligoté, vin qui sent un peu la pierre à fusil. Il fut ordonné prêtre en 1901. Conseiller général, député de la Côte-d'Or de 1945 à 1967, il fut le Doyen d'âge de l'Assemblée Nationale de 1953 à 1967. Le chanoine restaura les vieux quartiers de Dijon, construisit logements, écoles et hôpitaux ; il fut le promoteur du Lac qui régule les crues de l'Ouche à proximité de Plombières.

Gustave Eiffel alias Gustave Bonickausen (Dijon 1832 - Paris 1923). Ingénieur. En 1889, la 3ème République célèbre le 1er centenaire de la Révolution française ; elle organise une Exposition universelle. Une gigantesque tour métallique, qui ne devait être que l'ornement éphémère de cette Exposition est construite en deux ans, achevée le 31 mars 1889 par Gustave Eiffel - en photo. Il dirigea un atelier de construction métallique bâtissant des ouvrages d'art pour le monde entier. Il avait déjà à son actif le viaduc de Garabit (Cantal), la structure interne dela statue de la Liberté ou le pont de Porto. Avec 18 038 pièces métalliques retenues par 2 millions de rivets, la tour Eiffel de Paris pèse 10 100 tonnes. Son oscillation est très faible : 12 cm en cas de puissante rafale. Le 1er étage est à 57m, le 2ème à 115m, le 3ème à 274m ; sa hauteur avec l'antenne de télévision est de 324m. Elle a 1802 marches. La tour Eiffel a survécu à l'Exposition universelle : photo de l'affiche. Elle est devenue un des monuments le plus célèbre du monde.

Bernard Loiseau (Chamalières 1951 - Saulieu 2003). Cuisinier. Il a fait son apprentissage chez les célèbres frères Troisgros à Roanne. Dans son restaurant de Saulieu, la Côte d'Or, il a développé un style de cuisine très épuré afin de sublimer le goût original des produits du terroir ; sa cuisson séparée des différents ingrédients évite un mélange de saveurs. En 1991, il connut la consécration avec les fameuses 3 Etoiles du Guide Michelin.



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